Compte rendu du forum social organis par le  Collectif de Rsistance Sociale de Fontenay

    Collectif de Rsistance Sociale  

de Fontenay

 

 

 

Halte la barbarie librale ! Runion du CRS : Mardi 5 octobre  2004. 20h30. Union locale Fontenay. Prsence de Mounir, Attac-85.

Raoul Marc Jennar et l'AGCS 

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Compte rendu du forum social organis par le  Collectif de Rsistance Sociale de Fontenay.
 
Atelier 1 : sant, protection sociale.
 
    Phases d'exposs prliminaires:
 
1/ L'industrie pharmaceutique et sa puissance, par Jean-Louis ALLAND 
2/ Le systme de protection sociale en France, par Didier OGER
3/ Le ple sant de Fontenay: historique et tat des lieux, par Philippe TERROIRE
 
    Synthse des dbats:
 
    La cration du ple sant de Fontenay est le fruit d'une politique nationale de libralisation complte du systme de sant (plan hpital 2007). Dj, une ordonnance (texte ayant valeur de loi mais impos par le gouvernement sans discussion l'Assemble) de septembre 2003 prvoit la possibilit de structures public/priv, y compris pour les non soignants (ambulanciers, kins,...). Avec l'ouverture du ple sant, le personnel public va travailler pour la clinique en tant pay par l'tat. Les services rentables sont dvolus au secteur priv et les non rentables au secteur public. Malgr les investissements importants lis  son transfert, la maternit de Fontenay n'existe plus assez court terme, dans les cartons du Ministre.
 
    Si  cette privatisation librale du service public de sant ne cesse pas, certains services ne pourront fonctionner correctement. En effet, les plannings familiaux et les centres d'interruption volontaire de grossesse, entre autres, ont besoin pour exister d'tre indpendants de certains pouvoirs locaux ou de certains groupes de pression.
 
    En ce qui concerne les professionnels de sant, on constate un grave dficit de mdecins; or, ce dficit tait dj prvu en 1993: on avait donc le temps de former une gnration de mdecins mais on ne l'a volontairement pas fait. Ceci a comme consquence qu'un quart des chirurgiens et un tiers des urgentistes sont des mdecins trangers, souvent issus de pays o la situation sanitaire est pire qu'ici et o leur prsence serait plus justifie.
 
    Enfin, en ce qui concerne le systme de protection sociale, on culpabilise les citoyens en leur reprochant de dpenser trop pour leur sant. Il y a sans doute des possibilit de mieux dpenser mais le trou de la Scu est surtout creus par le gouvernement. Quand M. Raffarin baisse sans concertation les charges sociales des restaurateurs pour compenser l'impossibilit de passer la TVA de 19.6% 5.5%, il grve d'autant les caisses de la Scurit sociale. De mme, si tous les salaris qui sont, sans l'avoir choisi, temps partiel, cotisaient temps plein, le fameux trou de la Scu s'en trouverait combl.
 
 
 
Atelier 2 : emploi, chmage, retraite.
 
Nous ne sommes pas actuellement en mesure de vous faire parvenir la synthse de cet atelier. Elle vous sera envoye ds que possible.
 
Atelier 3 : services publics.
 
Phase d'exposs prliminaires :
 
1/ Historique des Services Publics par Colette GAUTIER.
2/ Situation des Services Publics dans le Sud-Vende, en Vende, dans la Rgion des Pays de la Loire, en France (quelques exemples : EDF-GDF, Education Nationale, SNCF, Impts).
 
Phase de dbats :
 
bulletEvocation de la mise en concurrence d'EDF-GDF : les consquences sont d'ores et dj la hausse des prix, des problmes de dpannage et de services rendus dont la qualit baisse faute de moyens.
bulletEvocation de la dcentralisation des personnels dans l'Education Nationale, avec menaces d'externalisation des personnes et des services (par exemple cantine scolaire).
bulletPrcarisation des emplois dans les services publics : CES, autres contrats prcaires. Comment ragir ?
=> De manire gnrale, cette question est au centre du dbat qui clt l'atelier : il est rappel que le vote, comme l'engagement dans les mouvements sociaux et syndicaux, comme la solidarit entre les salaris sont les seuls moyens de faire bouger les choses !
 
Une lettre ouverte est signe par les membres de l'atelier : elle sera envoye aux lus de Vende et publie dans la presse (cf courrier joint).
Enfin, les participants cet atelier donnent leurs adresses lectroniques afin d'tre informs par le Collectif sur la situation des Services Publics et sur les actions envisages dans les mois venir.
 
Atelier 4 : environnement, agriculture.
 
 L'atelier n'a pu aborder que deux sujets d'actualit : les dchets et l'apiculture.

Concernant les dchets, les conclusions sont les suivantes :

-         il est indispensable de diminuer leur volume

il faut avoir une dmarche plus citoyenne

pourquoi acheter les produits ayant plusieurs emballages ,

-         il est indispensable d'encourager le tri, le recyclage et la valorisation sous toutes leurs formes

-         pour les dchets ultimes, quelque soit la solution retenue, il faut

une vigilance accrue des citoyens,

une surveillance permanente des usagers

un suivi et une traabilit prcise et comprhensible par tous.

Une communication et une demande de participation des citoyens auraient probablement permis d'viter les problmes rencontrs actuellement par le PDEDMA  (Plan Dpartemental d'Elimination des Dchets Mnagers et Assimils)

 

Les apiculteurs ont commenc leur combat contre le "Gaucho" en 1996.

Petits, peu structurs au dpart, ils ont  gagn une bataille avec beaucoup de volont, de tnacit et de disponibilit. Il a fallu du temps pour arriver un rsultat positif.

Leur combat n'est pas termin mme si les produits incrimins "Gaucho" et "Rgent" sont aujourd'hui  non autoriss la vente.

Dans l'agriculture comme pour les dchets, un contrle citoyen est indispensable en particulier lors de la mise sur le march de nouvelles molcules, OGM ou non OGM.

 Il ne faut plus accepter les affirmations des fabricants sans tudes d'organismes ou d'utilisateurs indpendants.

 

Atelier 5 : culture.
 
    1/   La culture, pour quoi et comment.
           * Pour crer un lien social, de la convivialit, comme Seiche-sur-le-Loir, Vix et ailleurs, on passe par une activit culturelle.
           * Pour faire vivre la culture, il faut:
-Participer la vie d'associations en mettant en place des spectacles ou d'autres manifestations culturelles.
-Se nourrir soi-mme de spectacles, d'expos, ... proposs (en se gardant d'opposer culture "populaire" et "grande" culture, culture "commerciale" et culture "intellectuelle").
-Mettre des moyens matriels la disposition de ceux qui veulent crer.
-Tenir compte des initiatives spontanes sans prjuger de celles-ci.  
 
    2/  Se cultiver c'est:
 
-Prendre du plaisir, ce qui va l'encontre du discours du Medef qui prne comme seules valeurs l'effort et le travail.
-"Manger vari", c'est dire ne pas se contenter d'une forme artistique ou culturelle.
-Se mettre en mouvement : accepter de remettre des choses en cause, oser aller la rencontre d'autres personnes ou associations pour largir ses horizons. Pour cela, faire appel aux structures existantes qui mettent en relation des associations qui pourraient tre complmentaires.
 
    3/  La culture tant porteuse d'enjeux de socit, le dialogue entre population et lus n'est pas toujours ais:
*    De plus en plus, les associations dcloisonnent leur programmation et proposent des Arts divers (musique, thtre, peinture, danse, ...)
*    Les associations ont un rle fondamental jouer dans le paysage culturel: elles s'appuient plus sur la promotion d'artistes locaux que les collectivits territoriales. Grce elles, ce paysage culturel ne s'uniformise pas et reste pluriel.
*    Comment prenniser les structures qui fonctionnent uniquement sur le bnvolat important d'une ou deux personnes, structures qui sont trs actives ?
*    Comment justifier et dfendre la demande uniforme de subventions publiques, les situations tant varies ? Comment se passer de subventions ?
*    Gardons nous des jugements de valeur, la culture n'est pas quelque chose que des initis apporteraient des incultes: il faut donc viter les a-priori sur la qualit d'une oeuvre (l'valuation de celle-ci ne devant pas se faire en fonction du march).

 

 

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Dernire mise jour le : 27 octobre 2004.